 Dans le paysage inondé de soleil, L'aura mélancolique déclenche son réveil. Elle me poursuit de son ombre sans pareil, Pour m'attirer sournoisement dans son sommeil.
Qui de nous deux aura le dernier mot? Mon passé déluré revient au galop, Mais cet assassin n'aura jamais ma peau, Car je saurai tenir la tête hors de l'eau.
Ici, le temps ne me fait pas de cadeaux, Je transporte mon Destin comme un fardeau, Qui me putréfie et me colle à la peau. Je ne peux renier mon apssé, ce fléau!
De ces temps maudits, il me faut faire le deuil, Exorciser mes démons, les mettre sur feuiles, Où peut être bien rédiger un recueil, Pour éviter d'être cloué dans un cercueil.
Aurai-je la force de me battre chaque jour? Contre cette amante qui joue avec humour, Qui me surveille et patiente comme un vautour, Que je trébuche et demande son secours.
Aurai-je le courage d'accepter mon passé? De vivre dans l'instant sans plus me soucier, Des erreurs commises toutes ces pénibles années. Aurai-je le courage d'affroner ma destinée?
Mélusine le 27/08/2006
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