Du bout de ma langue je taquine Tes lèvres à la fragrance subtile. Telle une petite abeille je butine Leur contour au dessin si fragile.
De la pointe de mes seins j'effleure Ton torse viril avec délice, Je t'invite alors en ma demeure Pour goûter le miel à mon calice.
De tes doigts indiscrets tu explores Inlassablement ma fleur brûlante Avec fougue et passion tu l'honores De sublimes douceurs qui m'enchantent.
Tes ineffables baisers m'entraînent Dans un rêve aux multiples saveurs. Nos appétits cachés se déchaînent Nos corps s'unissent avec fureur.
Dans mon antre ardent tu voyages Aux rythmes exquis de nos désirs Ou un feu grandissant se propage En nos chairs vibrantes de plaisir.
S'aimer est une douce sentence Nous apportant d'enivrants frissons Ou nos souffles en toute innocence Composent une belle chanson.
Mélusine le 3 Septembre 2007 |