 La petite fille aux feuilles mortes
Je l'ai rencontré à l'aube d'un café frileux Ses paroles étaient à boire avec délice Tombée d'un nid, en robe froissée bleue Elle portait à son cou un collier de narcisses.
Arpentant la grande salle des pas perdus Elle me gratifia d'un sourire farouche, Je vis son visage tendu, si ambigu, Lorsque mes lèvres frôlèrent sa bouche.
Puis elle me dit : « je suis un risque à prendre » Surpris, je ne pus m'empêcher de l'embrasser, « Tes charmes ne sont plus à vendre, Viens dans mes bras, laissons nos cœurs s'entrelacer ».
Toute ma vie, j'ai vu pleurer les papillons Aujourd'hui, je ne souhaite que les voir sourire. Pour l'automne de mes souvenirs, même en haillons Je lui offre cet amour qui m'a tant fait courir.
J'écrirai sur sa peau, une partition de vie A l'encre dorée par les rayons du soleil Avec ma plume rouge sang mourant d'envie De lui peindre des jours aux couleurs des merveilles.
Viens avec moi, petite fille aux feuilles mortes Donne moi la main avançons l'un et l'autre Que plus jamais entre nous, il n'y ait de portes Pour que l'amour et ses douceurs soient enfin nôtres.
Mélusine et Ashimati 09 septembre 2008
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